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30 janvier 2017 - 09:19:46 spacer  
Meilleur premier film 2017: les nominations
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Cette 7ème édition des Magritte se distingue par la place extraordinaire qu'y prennent les premiers films. Ainsi, les 3 films nominés dans cette catégorie sont également nominés dans la catégorie Meilleur film!
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Avant de réaliser son premier long métrage Je me tue à le dire, Xavier Seron s'est fait remarqué, souvent en duo, grâce à des courts métrages aux univers décalés, souvent tranchants, et versant dans un humour pour le moins noir. L'Ours Noir, justement, co-réalisé et écrit avec son complice Méryl Fortunat-Rossi (avec lequel il signe également Le Plombier nominé cette année dans la catégorie Meilleur court métrage), suit la ballade loufoque d'un groupe de randonneurs harcelé par un ours noir qui n'hésite pas à leur faire subir les pires infamies. Avec Je me tue à le dire, Seron approfondit cette veine loufoque (son héros est persuadé de développer un cancer du sein, comme sa mère), tout en faisant monter encore d'un ton son humour déjà très noir. La mort nous pend au nez. Mieux vaut en rire qu'en pleurer.

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Guillaume Senez explorait déjà l'adolescence dans son premier court métrage, La Quadrature du Cercle, qui suivait la trajectoire d'un jeune garçon de 15 ans qui a prévu de mettre fin à ses jours dans les semaines qui suivent. Son deuxième film, Dans nos veines, parlait déjà d'une paternité adolescente, mais plutôt sous l'angle de la transmission et de l'hérédité. Le jeune héros se demandait s'il était condamné à reproduire auprès de son enfant le comportement de son propre père. U.H.T., son troisième film, s'éloignait des thématiques de l'adolescence et de la paternité, qu'il retrouve plein cadre dans Keeper, où l'on assiste aux interrogations de Maxime, qui se trouve bien dépourvu face à une paternité non seulement précoce, mais à propos de laquelle il s'aperçoit à ses dépends qu'il n'a pas toutes les cartes en main.

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Si ses deux premiers courts métrages, Yeti et Bonne Nuit, ont connu une jolie carrière, c'est avec son troisième film, Dimanches, que Valéry Rosier a su imposer une empreinte de cinéaste qu'il développe depuis, refusant de vraiment choisir entre les genres, oscillant entre documentaire et fiction. Avec Dimanches et Parasol, et même avec son documentaire Silence Radio, Valéry Rosier propose une sorte de fictionnalisation du réel, usant d'un hyperréalisme qui se transforme peu à peu en manifeste esthétique, jusqu'à Parasol, où le sens graphique prend toute son ampleur. Rosier transforme des anti-héros du quotidien en héros de fiction, suivant leurs destins contrariés et mélancoliques avec la juste distance et un humour salvateur.

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