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31 janvier 2017 - 10:00:14 spacer  
Meilleur acteur 2017: les nominations
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En lice pour la statuette du Meilleur acteur cette année, deux valeurs sures, une confirmation, et une belle surprise.
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Avec Black, Adil El Arbi et Bilall Fallah ont livré un film coup de poing, qui n'a pas laissé personne indifférent. Cette énergie incroyable, le film la doit en grande partie à son casting, au premier rang duquel le jeune Aboubakr Bensaihi. Repéré dans son école par les réalisateurs, il n'avait jamais tourné avant Black, une entrée en matière tonitruante. Il y incarne Marwan, un jeune garçon de Molenbeek qui tombe amoureux de la mauvaise fille, celle de la bande rivale. Naïf, influençable, l'amour le transforme, et lui fait envisager la vie autrement qu'au sein du gang. Mais nul ne peut échapper à son destin de Roméo... Aboubakr Bensaihi, épaulé par sa partenaire Marta Cango Antonio, incarne avec la force, la fraîcheur et l'absolue détermination de ses 16 ans la trajectoire de comète de son personnage.

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2016 fut l'année de la confirmation pour Jean-Jacques Rausin, comme si après avoir imprimé la rétine des spectateurs de sa présence parfois indolente, souvent décalée, ou tendre, second rôle de choix dans des longs ou héros de courts métrages, il avait doublement transformé l'essai cette année avec un rôle prédominant dans Ennemi Public, qui l'a fait connaître auprès du grand public, et surtout, avec sa prestation hallucinée dans Je me tue à le dire, où il incarne un Michel Peneud qu'il parvient à rendre attachant alors qu'il a tous les attributs du looser pathétique. Plus que jamais, il ne connaît aucune limite, accompagnant le cinéaste dans ses retranchements corporels et psychologiques les plus fous, insufflant à ce personnage une tendresse que l'on n'attendait pas.

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Avec Les Cowboys, François Damiens obtient sa sixième nomination aux Magritte. S'il reste l'un des acteurs comiques préférés des spectateurs francophones, fort de prestations inoubliables dans Dikkenek, OSS 117 ou L'Arnacoeur par exemple, il creuse pourtant depuis longtemps un sillon plus dramatique, que ce soit dans La Famille Wolfberg, Tango Libre ou Suzanne. Dans Les Cowboys, il incarne un homme à la dérive qui sacrifie sa vie pour retrouver sa fille disparue subitement, convertie à un Islam radical qui lui fait couper tout lien avec sa famille. Il y est un père opiniâtre, en colère, en lutte, obsédé par une quête inassouvissable qui peu à peu atomise sa vie d'homme, et même de père.

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Dans Les Premiers les Derniers, Bouli Lanners redevient personnage de son propre film, après s'être "absenté" dans Les Géants. C'est surement son film le plus personnel, et dans le rôle forcément taillé sur mesure de Gilou, il offre une profondeur abyssale à son introspection mystique, à sa crise de foi dont l'objet serait l'homme plutôt que Dieu, une crise existentielle déclenchée par une crise cardiaque, et dont le recours au coeur serait le remède ultime. Son personnage, un peu lessivé, cherche la lumière au crépuscule possible de sa vie (de l'humanité?), et nous entraine avec lui dans cette quête. C'est la cinquième nomination de Bouli Lanners aux Magritte en tant qu'acteur (il a reçu la statuette du meilleur second rôle en 2013 pour De rouille et d'os). Il était d'ailleurs déjà nominé l'année dernière pour sa performance dans Tous les chats sont gris.

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